Tweets, blogs et recueils : chronique de l’instantané au durable avec Bernard Pivot et José Saramago

Je suis né dans la période qui a vu l’Internet naître, croître et arriver très vite au sommet de nos quotidiens. J’ai grandi dans la période pendant laquelle on disait de l’Internet deux choses : que c’était un formidable outil grâce auquel on pouvait à peu près tout trouver, et qu’il était le signe de l’avènement de l’immédiateté, pour le meilleur et pour le pire.
Pour le meilleur, car il est aujourd’hui inutile d’attendre avant d’avoir accès aux informations et ressentis du monde entier. Pour le meilleur, car chacun peut s’exprimer. Pour le pire en matière d’information car lorsque l’immédiateté prime, les vérifications peuvent attendre. On en arrive ainsi parfois à annoncer, relayer et croire une chose qui peut être infirmée une heure plus tard, lorsque davantage d’éléments sont considérés. L’immédiateté offre tout à notre vue mais pour un temps extrêmement court ; impossible d’y réfléchir, l’information chasse l’information, c’est un insatiable impératif de nouveauté.

Mais il existe, bien sûr, d’autres cultures et usages de l’Internet. Autrefois, nous étions nombreux à écrire nos mémoires, remplir des carnets, prendre des notes, tenir un journal intime ou se pencher sur notre autobiographie, que l’on soit célèbre ou non – que l’on veuille le devenir. Dans le premier et le dernier cas, pas question d’immédiateté ; c’est même l’inverse. Ceci dit, même les mots jetés sur un journal intime n’étaient pas tout à fait immédiats : on attendait la fin de l’événement, de la journée. Aujourd’hui nos notes peuvent l’être (immédiates), et même être publiées. Sur un site pour les réflexions ou sur les réseaux sociaux pour une idée, une phrase. Alors la pensée même tombe dans l’immédiateté.

Ceci est une version tronquée de mon article, paru sur le site des Feuillets de Nomenculture. Cliquer ici pour accéder à la version complète.
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Une réflexion sur “Tweets, blogs et recueils : chronique de l’instantané au durable avec Bernard Pivot et José Saramago

  1. Bonsoir !
    Cette réflexion a l’air prometteuse, hélas le lien en bas de page ne mène nulle part… Avez-vous encore une trace de cet article complet ?
    Merci bien,
    L.

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