Le malaise de Noël

  1. Le livre et ses traces


C’est dans L’Équipée malaise de Jean Echenoz, un roman aux géographies délirantes. Sur la première page vierge, une plume noire a glissé. C’est un joli mot : Lire la suite

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Les livres d’occasion #14 – Le livre de leur mère

Nous sommes, comme pour le livre précédent, toujours à la médiathèque de l’Institut Français et j’ignore par quels détours ce livre a pu s’y trouver lui aussi. C’est Le Zubial, récit tendre et émouvant d’Alexandre Jardin sur son père, publié chez Gallimard en 1997.

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Autre sujet d’étonnement : il a rejoint les rayons phnompenhois dès le mois d’octobre 1998. Je croyais qu Lire la suite

Les livres d’occasion #13 – Le fait du roi ou le livre du prince

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Je commence à me demander si les livres qu’on ne possède pas ne sont pas les plus riches. J’ai dit qu’on se sentait plus libre d’annoter un ouvrage qui nous appartenait. Cela n’empêche en rien les titres de bibliothèque de connaître une singulière trajectoire. Eux aussi ont leur destinée, sans compter qu’ils sont amenés à être lus par plus de gens qu’un livre estampillé « propriété privée ». Enfin ce livre, si je ne l’avais pas emprunté, je ne l’aurais pas lu.

Nous sommes à la médiathèque de l’Institut Français du Cambodge, à Phnom Penh. Le responsable des lieux m’a conseillé ce titre. Pour Lire la suite

Les livres d’occasion #12 – Danse avec les traces (2e partie)

I. Le livre

Comme je l’ai dit en première partie, je disposais pour ce livre de deux sources différentes. Outre la carte d’abonnée de Christine R., une autre lectrice avait indiqué son patronyme : I.-H. L… (c’est moi qui masque le nom de famille ; pour le prénom, il n’y a là que les initiales).

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Heureusement, ailleurs dans le livre je dispose de plus d’informations : Isabel-H. L… De plus, des Lire la suite

Les livres d’occasion #11 – Proverbes d’ailleurs (2e partie)

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Outre la devise vichyste revisitée et l’Érasme vindicatif réactualisé dont j’ai parlé dans la première partie, ce recueil de proverbes jaunissant comporte deux documents glissés entre ses pages. C’est parce que j’ignore si tout cela vient de la même source ou de plusieurs que j’ai choisi de découper cet article, évitant ainsi la confusion.

Le premier est siglé aux Chemins de fer de l’État. Il nous invite à visiter la Normandie, la Bretagne, l’île de Jersey et Londres. À peu de choses près, à Lire la suite

Les livres d’occasion #10 – Proverbes d’un autre temps (1ère partie)

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C’est un vieux recueil de Proverbes français recueillis par Monsieur Martel, à la couverture souple. On sait combien les proverbes peuvent être étonnants ; quand ils ont été collectés il y a longtemps, en l’occurrence pendant la première moitié du XXe siècle, il y a de quoi se réjouir d’autant plus.

Parfois j’ouvre une page au hasard et laisse le livre me faire découvrir ou redécouvrir une expression, avec son explication. Il m’est arrivé, une fois, Lire la suite

Les livres d’occasion #9 – Danse avec les traces (1ère partie)

  1. Le livre et ses traces

Comme à mon habitude, je dois l’Histoire de la danse en Occident de Paul Bourcier, publié dans la collection Points dans les années 1970, à ma fréquentation des brocantes parisiennes. Ayant à l’esprit depuis quelque temps un livre à écrire sur la danse, je pensais que celui-ci pourrait m’être utile et me suis rué dessus avec, non la grâce d’une Prima Ballerina, mais l’avidité d’un affamé. Lire la suite

Les livres d’occasion #8 – Les tickets de métro

Les listes de courses écrites en troisième de couverture sont anonymes mais révèlent, par leur contenu, un certain mode de vie. Un nom implique souvent un attachement à l’objet livre, et permet plus facilement de remonter une trace même s’il nous est inconnu. Le ticket de métro est beaucoup moins invasif : on le jette dans un livre après l’avoir poinçonné, puis il nous sert de marque-page. Quand on a fini, on peut le laisser là.

Merci à ceux qui les y oublient ! Lire la suite

Les livres d’occasion #7 – Les listes de courses

Je n’ai jamais compris le principe d’écrire sa liste de courses sur la deuxième ou la troisième de couverture d’un livre. Comment a-t-on pu trouver un roman et un stylo mais pas un bout de papier ? Y avait-il telle urgence à la rédiger ? S’il faut l’écrire pour ne pas l’oublier, pensera-t-on à prendre son ouvrage-liste de courses ? Je n’ai jamais vu quelqu’un évoluer entre les rayons d’un supermarché livre en main. Pourtant ces inventaires domestiques existent : j’en ai vus plusieurs. Lire la suite